Hommage au président Amadou Toumani Touré : Sur les traces du soldat de la démocratie

« Le Président Amadou Toumani Touré fut le chef d’Etat le plus patriote du Mali et celui qui a le plus œuvré pour le développement ». Telle est l’intime conviction de Fatoumata Sako « Djina ».

  A l’occasion du jour anniversaire de la célébration de l’avènement de la démocratie dans notre pays (26 Mars), le devoir s’est imposé à Djina d’avoir une pensée pour celui qui en est le Chantre incontesté et de revenir  sur une partie  de son œuvre lors de  ses deux mandats (2002-2007 et 2007-2012). Elle dit TOUT sur le héros du 26 Mars 1991 : son enfance, son parcours  scolaire et militaire, ATT le médiateur, ATT l’homme de cœur, ATT l’homme de paix, le consensus politique et les réalisations en tous genres. ATT de A à Z, décrit par Djina. Bonne lecture

On aurait pu crier aujourd’hui à  plein poumons:
23 ans DE DÉMOCRATIE, 23  ans DE STABILITÉ, 23 ans DE PROGRÈS et 23 ans DE PAIX.
Mais hélas !!! C’était  sans compter avec l’irresponsabilité, l’égoïsme, l’impertinence de certains individus en mal de reconnaissance sociale et politique qui ont provoqué l’effondrement de notre Nation.
Par cet acte hautement criminel, ces individus ont, par la même occasion, à défaut d’assassiner un Président démocratiquement élu avec tous les membres de sa famille, ont  tout fait pour jeter l’opprobre sur l’Homme du 26 Mars.
Eh oui, mes chers compatriotes, qu’on le veuille ou pas, le Président ATT, puisque c’est de lui qu’il s’agit est celui grâce à qui, de chimère,  la démocratie fut une réalité pour le peuple malien.
Au delà de tous les mensonges, toutes les calomnies, toutes les contre-vérités,
certains d’entre nous, les amis du premier et dernier cercle, ont le devoir de rétablir les choses dans leur ordre et c’est ce que je vais essayer de faire.
Cela nous le devons à notre MENTOR, le PATRIOTE, le SOLDAT DE LA DÉMOCRATIE, L’ENFANT DE KOMOGUEL.

 

 

Parcours de militaire
SEM Amadou Toumani TOURE
, ancien Président de la République du Mali, Général d’Armée, est né le 04 Novembre 1948 à Mopti.
Il fréquente les écoles primaire et fondamentale de Mopti et Sofara et poursuit ses études à l’Ecole Normale Secondaire de Badalabougou de 1966 à 1969.
Attiré par les métiers d’armes, sa formation professionnelle est quasi permanente: De :
1969-1972 : Élève officier à l’Ecole militaire interarmes (EMIA) de Kati
1974-1975 : École Supérieure des. Troupes aéroportées Riazan  en URSS
1978: Centre National d’Entrainement Commando (CNEC) à Mont Louis en  France
1989-1990 : Ecole Supérieure de Guerre Inter- armes (17ème Promotion) à Paris en France.
1990 : Cours Supérieur Inter- armes (42ème Promotion) à Paris en France.

Sous- Lieutenant le 1er octobre 1972, Amadou Toumani Touré est successivement promu:

Lieutenant le 1er Octobre 1974

Capitaine le 1erOctobre 1978

Chef de bataillon le 1er Janvier 1984,

Lieutenant-colonel le 1er Octobre 1988

Général de Brigade le 08 Juin 1992

Général d’Armée le 1er Octobre 1996

Il est nommé Commandant de la Garde présidentielle du 28 Avril 1981 au 30 Mars 1984.

 



Le Commandement militaire du Bataillon des Paras Commandos lui est confié en Janvier 1984, puis le 14 Mars 1991.
Le 26
Mars 1991, Amadou Toumani Touré est le maître d’œuvre de l’opération militaire qui met fin à 23 années de règne du régime militaire.
En effet, c’est l’intervention du Général Amadou Toumani Touré, alors lieutenant Colonel dans la nuit du 25 au 26 mars 1991, qui permettra de destituer Moussa Traoré et d’arrêter le bain de sang.
Il est élu le même jour Président du Comité de Réconciliation Nationale (CRN), composé d’officiers et porté à la présidence du Comité de Transition pour  le Salut du Peuple (CTSP) qui est une fusion du CRN et de la Coordination  des Associations du Mouvement démocratique.
Le Colonel Amadou Toumani Touré préside  pendant 14 mois, de main de maître, le Comité de Transition pour le Salut du Peuple qui instaure une République démocratique fondée sur le multipartisme intégral.
Grâce à sa clairvoyance, et son talent d’organisateur méthodique et rigoureux, le calendrier des échéances électorales pour la mise en place des Institutions de la  III ÈME RÉPUBLIQUE  fut respecté comme suit:

 

 

 Le 12 Janvier 1992,  le Référendum Constitutionnel

Le 19 Janvier 1992, les Élections Municipales

 Le 23 février 1992 et le 08 Mars 1992, les premier et second tours des Élections législatives

Les 12 et 26 Avril, les premier et second tours de l’Élection présidentielle

A l’issue de la Conférence Nationale qui consacra  les textes fondamentaux (Projet de  Constitution, Charte des Partis Politiques, Code électoral) qui régissent l’Etat malien depuis 1992, ATT, dénommé Soldat de la Démocratie, se retira volontairement de la vie politique après avoir organisé des élections libres qui ont vu l’arrivée au Pouvoir de Alpha Oumar Konaré, premier Président démocratiquement élu.
Revenu au pouvoir en 2002 par la voie des urnes, le Président Amadou Toumani Touré  choisit comme mode de gestion le consensus.
Ce choix s’explique par le fait que le Président Touré était candidat indépendant et, à son arrivée au pouvoir, la Classe politique (tous les acteurs du mouvement démocratique, donc compagnons du Soldat de la Démocratie) était désunie.
Etant lui même un homme de consensus, et il a préféré fédérer les forces en face. C’est ainsi que pendant ses deux mandats, tous les Partis politiques ainsi que les Organisations de la société civile étaient représentés dans ses différents Gouvernements.
ATT s’est alors imposé comme « le président de la démocratie consensuelle », et le « consensus national » mis en œuvre a été une expérience originale qui visait à promouvoir le développement du pays et à lui éviter les soubresauts politiques qui caractérisent, trop souvent, l’évolution des jeunes démocraties.
Les fondements de la gestion consensuelle du Pouvoir tirent leur essence du fait que le Président Touré, à son arrivée au pouvoir, s’est trouvé confronté à un triple défi.
1– il fallait veiller au respect de l’équilibre entre les forces démocratiques,
2- tenir le pari de quitter le pouvoir après avoir organisé des élections crédibles,
3– prendre les mesures immédiates en faveur d’un mieux être des populations.
La forme de gouvernance ne pouvait dès lors ne pas être imprégnée de ces défis difficiles dans un contexte où les demandes sociales et les revendications démocratiques étaient fortes.
Le Président Touré dans une interview accordée en 1993 à Philippe Gaillard et Hamid Barada  dans la série des Grandes Interviews du magazine Jeune Afrique N° 1753- 1754 disait  ceci:
  » Il faut reprendre aujourd’hui sereinement et  sur la place publique, le débat sur la Démocratie en Afrique. Je ne mets pas en cause la démocratie, mais la forme qu’on lui donne en Afrique!
« .

 

 

Cette exhortation forte du Président Touré, visionnaire, constituait déjà tout un programme et rappelait sans doute que la démocratie importée ne s’adaptait pas forcément à nos pays et il fallait dès lors penser à un mode de gestion qui convienne aux réalités de nos pays et à notre continent.
Ce consensus politique prôné par le Président Touré était certes une nécessité, mais en même temps, un instrument de gouvernance qui aura permis de garantir la stabilité sociale et politique, une légitimité massive pour poser les bases de la résolution du Nord, un capital de confiance avec les partenaires au développement, mais aussi de lancer des chantiers et d’améliorer le vécu des populations.
L’expérience acquise durant toutes les années où il était sur des fronts brûlants ( en novembre 1995 le sommet des Chefs d’Etat de la Région des Grands Lacs réuni au Caire le choisit comme Facilitateur dans le Règlement  des Conflits dans cette zone) et les dizaines  d’actions humanitaires menées (Création de la Fondation pour Enfance ; Promoteur de l’Hôpital Mère-Enfant le Luxembourg, au Mali ; élu Président du Réseau interafricain en faveur des Enfants de la Rue à Dakar le 14 mai 1994 ; désigné en 1996 par l’OMS comme membre du Comité international pour une Afrique libérée de la poliomyélite etc.), ont fait comprendre au Général Président que le mauvais partage du pouvoir était à la base de la plupart des conflits en Afrique.
Son parcours personnel lui avait ainsi permis d’acquérir les prédispositions nécessaires pour le partage et la gestion commune du Pouvoir.
Ce Consensus tant décrié aujourd’hui par ses principaux acteurs (acteurs du Mouvement démocratique) a permis de mettre fin à la tension exacerbée qui déchirait  la classe politique vers la fin du premier mandat du président Konaré.
En conclusion, nous pouvons affirmer ici avec la plus grande fierté que la gestion consensuelle du pouvoir mise en œuvre par le Président Touré, même si elle n’était pas parfaite, a permis de réduire les conflits politiques, d’éviter le clanisme dans la gestion des affaires de l’Etat et d’asseoir une stabilité politique certaine.
Au regret de contrarier les contradicteurs, le consensus appliqué et pratiqué par le Président Touré, au regard de ce qui se passe depuis l’élection du PR IBK (refus ostentatoire d’aller à l’opposition quitte à fouler aux pieds tous les principes démocratiques) est sans doute le meilleur système politique de ces vingt dernières années dans notre pays.

 

L’homme de paix

« J’ai appris à faire la guerre! Mon métier, c’est de tuer, mais je suis UN SOLDAT DE LA PAIX « , dixit le Général Amadou Toumani Touré!!!
Cette déclaration du Président Touré explique sans doute son souci  constant de privilégier toujours la voie de la négociation à celle de la violence.
Le 21 Mars 2012, rien ne l’empêchait de prendre les armes et d’exterminer toute la bande à SANOGO. Il avait ce pouvoir car,  Président démocratiquement dans un pays où la Constitution stipule dans son ART 121 que le coup d’Etat est un crime imprescriptible contre le Peuple malien.
Il ne l’a pas fait, à mon avis, pour deux raisons:

Primo, il était considéré dans le monde entier comme un Pacificateur au vu de ce qui suit:

En 1996, ATT dirige la mission d’observation de l’OUA lors des élections algériennes ;

Le 12 Juillet 1996, l’Observatoire Panafricain de la Démocratie (OPAD)  lui décerne  à Lomé, au Togo, le  Lauréat du Diplôme de la Culture Démocratique en Afrique ;

Entre 1996- 1997, il est le Médiateur en République Centrafricaine et Président du Comité de Suivi des Accords de Bangui (Forces Africaines MISBA) ;
En 1999, ATT est Membre du PANEL de l’OUA ( Groupe International d’Eminentes Personnalités pour enquêter sur le Génocide du Rwanda et ses conséquences) ;

En 2000, il est mandaté par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en qualité d’Envoyé Spécial de son Secrétaire Général Monsieur Boutros Boutros Ghali auprès des Chefs d’Etat membres de l’OIF n’ayant pas encore adhéré à la Convention d’OTTAWA (signée et/ ou ratifiée) ;

 

 

En 2001, Membre du Conseil d’Administration d’OSIWA (Open Societey Initiative For West Africa), il est Mandaté en République Centrafricaine en tant qu’Envoyé  Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies,  Monsieur Koffi ANAN.

 
De tout ce qui précède et de par son vécu, le Président Toure a préféré épargner des vies et mettre le Mali au DESSUS DE TOUT, car il s’était fait le serment de ne pas verser une goutte de sang!!!

 

 

Secundo, près avoir  fait le choix de la démocratie comme modèle de gouvernance politique et après une gestion consensuelle du Pouvoir, le Président Touré n’a jamais imaginé un seul instant que les dirigeants politiques et les forces vives de la nation allaient accepter un coup de force à cinq semaines de l’élection présidentielle où il n’était pas candidat à sa propre succession.
Dans un autre pays,  toutes les forces vives allaient se lever  pour assiéger ces individus jusqu’à ce qu’ils cèdent.
Il y allait de leur crédibilité, de leur dignité. Malheureusement, chacun d’entre nous connaît la suite et  tous autant que nous sommes seront amenés à répondre devant l’histoire.
Le SOLDAT DE LA DÉMOCRATIE, après avoir consacré toute son énergie et son imagination à la satisfaction exclusive des besoins essentiels de ses compatriotes et à la réalisation d’un Mali émergent, a préféré, dans l’intérêt supérieur de la nation, tirer sa révérence le 08 Avril 2012.
La chaîne de Commandement ayant été rompue par le coup d’Etat, le Président Touré s’est trouvé dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions de Commandant Suprême des Armées.

Ce jour funeste  où il adressa sa lettre de démission au Président de la Cour Constitutionnelle restera dans les annales de l’histoire comme celui qui a consacré l’acte de décès de notre démocratie qui était considéré comme un modèle qu’on pouvait exporter.
Cette tribune dédiée au Président Touré qui restera sans aucun doute le BÂTISSEUR ne saurait être exhaustive, si on ne portait pas à la connaissance du Malien lambda quelques-unes des plus grandes réalisations de ses deux mandats.

 

 Les réalisations d’ATT

En matière de politique de logements sociaux, près de 12 000 logements furent construits en 10 ans.

 

Dans le domaine de la santé, on peut citer : la gratuité des soins  pour certaines pathologies ou actes médicaux (ARV, CATARACTE, PALUDISME chez l’enfant et la femme enceinte, CÉSARIENNE etc.) et l’instauration de l’Assurance Maladie Obligatoire pour élargir l’accès aux soins de santé.

 

En matière d’Infrastructures,  on peut retenir les grands travaux d’infrastructures routières sur toute l’étendue du territoire (l’Autoroute Bamako- SEGOU en chantier au moment du coup d’Etat), le 3ème Pont de Bamako, celui de Wabaria, l’Echangeur Multiple de Bamako, le nouvel aéroport dans le cadre du Millenium Challenge, la Modernisation de l’aéroport DAG DAG à Kayes, le barrage Seuil de Tallo et celui de Djenné en cours de réalisation, le chantier du barrage de Taoussa.

 

 

Dans le domaine de l’Energie, l’accroissement de l’offre énergétique à travers la centrale de Balingué et le soutien apporté au projet SOPAM, le projet en cours du barrage hydro- électrique de Félou( inauguré par le président IBK) et le programme volontariste d’éclairage public et de voirie urbaine dans la plupart des villes secondaires du Mali ( les deux centrales hybrides diesel- solaire à Bankass et à Koro fraîchement  inaugurées  par le Président IBK la semaine dernière).

 

 

Dans le domaine de la promotion des arts et de la culture, 30 nouvelles salles de sport ont été construites comme l’atteste le nouveau Palais de Sport de 4000 places à l’ACI 2000, encore récemment inaugurée par IBK.
Le Président Touré lui-même, grand sportif et grand fan de foot, s’est investi dans le domaine des infrastructures sportives (Stades de BOUGOUNI, SAN et SIKASSO) et le développement exponentiel des aires aménagées pour le basket-ball.
Dans le domaine du social, avec l’aide inestimable  de son ami Feu Hugo Chavez, alors Président du Venezuela, des MAISONS de la FEMME et de l’ENFANT ont été bâties dans les 6 régions et deux (2) dans le District de Bamako.

À cela s’ajoutent les différentes infrastructures dans le domaine de la santé.

Depuis l’indépendance, le Mali comptait 3 hôpitaux : le POINT G, le CHU GABRIEL Touré de ses et l’Hôpital de KATI.
Au cours des deux mandats, l’Hôpital du Mali à Yirimadio, celui de SIKASSO, celui de MOPTI, tous dotés d’un Plateau Médical moderne, furent bâtis pour le bonheur du peuple malien.
Il est à noter que des travaux d’extension et de rénovation ont été entrepris au Point G, à Gabriel Touré, à  Kati et dans tous les centres de santé.

Les conditions de vie des travailleurs étaient une obsession pour ATT qui est resté très proche du Peuple et cela s’est traduit par l’augmentation des salaires, des pensions, du SMIG et la mensualisation des pensions de retraites.
Le Président Touré n’était pas HERCULE, mais il est parvenu à accomplir avec dextérité dans un contexte économique particulièrement difficile ce que nous pouvons appeler les douze travaux du Mali.

 

 

Pour le désenclavement vers l’extérieur, on peut mettre à l’actif d’ATT:
–  deux routes internationales Bamako- Dakar ( Sud-ouest)
–   la route Bamako-Conakry
–   la route Gao-Niamey
–   la route Sikasso-Bobo Dioulasso

 

En matière de Reformes Institutionnelles, des grandes réformes furent entreprises aussi, notamment:
–  le code de la personne et de la famille
–  les Réformes infra-scolaires et universitaires
–  les Réformes  institutionnelles ( CARI),
–  la promotion de la  Femme,
–  les grandes réformes économiques et financières, (le  taux de croissance était de + 5% en 2011 et le PIB de 5,4% en 2011)
–  la mise en place du Bureau du Vérificateur Général ( cas unique en Afrique) dans le cadre de la lutte contre la corruption.

 

 

Dans le domaine de l’Agriculture, des progrès  considérables ont été réalisés :
–  plus de 200 000 hectares on t fait l’objet d’irrigation totale ou partielle en dix ans.
–  la  Loi d’Orientation AGRICOLE (LOA),
–  la Promotion de la recherche agricole de l’élevage et de la pêche
–  la dynamique dans la production du coton malien qui classe notre pays parmi les 3 premiers producteurs africains, environ 400/600 000 tonnes par an.

 

 

 

Sur le plan de l’Energie et de l’Eau, on peut citer:
–  la promotion du bio carburant et de l’énergie solaire,
–  la promotion de l’énergie domestique et l’électrification rurale à travers l’AMADER.
–  le taux de couverture en eau potable est de 75% en zone urbaine et 73,5% en zone rurale.

 

En matière d’Emploi, diverses politiques furent mises en place et la plus importante est sans doute la création de l’APEJ et de l’ANPE.

 

 

 

Dans le domaine minier et de la diversification des ressources minières, notre pays se hisse au rang de 3ème producteur africain d’or.
En plus de regorger de fer et de manganèse dont l’exploitation était en pleine expansion, il semble que notre sous sol soit riche en pétrole et les premiers forages pétroliers ont débuté courant premier trimestre 2012.

 

 

 

En matière de Commerce et d’Industrie, le Président Touré a su insuffler une dynamique nouvelle à travers:
–   le Projet de loi d’Orientation du Secteur Privé
–   la mise en place de la nouvelle NSukala à Niono avec un investissement de 75 milliards de FCFA
–   la nouvelle Cimenterie WACEM (qui a coûté 63 milliards de FCFA)
–  l’ Usine de montage de tracteurs
–  l’Usine de montage d’automobiles,
–  le projet de sidérurgie de la société SANDEEP ENERGY qui a demandé un investissement de 150 milliards de FCFA
–  le Projet de complexe agro-industriel (CEDIAM).
D’ailleurs le Mali a été classé en 2011 premier pays réformateur dans la zone UEMOA  (Rapport Busines 2011).

 

Chef d’Etat le plus patriote
Au regard de tout ce qui précède, on peut affirmer haut et fort que le Président Amadou Toumani Toure fut le chef d’Etat le plus patriote du Mali et celui qui a le plus œuvré pour le développement.
À tort ou à raison, on lui reproche d’avoir favorisé les actions de développement au détriment de la guerre et ils ont franchi le Rubicon en osant l’accuser de crimes pour Haute trahison et d’avoir délibérément provoqué la déliquescence de l’armée.
Nous ne trahirons pas de secret ici concernant la grande muette, mais les Maliens méritent de savoir ceci.
En 2002, au moment où il arrivait au pouvoir, le Budget alloué à la grande muette était de 35  449  061 000 (trente cinq milliards quatre cent quarante neuf millions zéro soixante et un mille)  de FCFA. Et, tenez-vous bien, en 2012, il était de 75 629 778 000 (Soixante quinze milliards six cent vingt et neuf millions sept cent soixante dix huit mille), soit une variation de 213,35% ( source Budget d’Etat).

 

 

Et contrairement à ce qu’un haut gradé français, le Colonel Helouin pour ne pas le citer qui affirmait  au cours d’une interview en 2013:
 » Il est difficile de l’évaluer précisément, mais la corruption est évidente. Depuis 2006, les Maliens ont commandé 800 pick-up. Aujourd’hui, il n’en reste quasiment aucun. Une partie a été volée, certains cadres ont récupéré les moteurs neufs. C’est la gestion de la misère. Et l’exemple n’est pas donné par le haut. Le clientélisme est le mode de promotion. Après son coup d’Etat du 22 mars 2012, le capitaine Sanogo a limogé 62 généraux et il en reste 42. Il y avait donc 104 généraux pour une armée de 20 000 soldats. A titre de comparaison, la France compte 150 généraux pour un effectif [de l’armée de terre] de 120 000 hommes. »

 
Cela donne le tournis, surtout si on sait que de l’Indépendance à nos jours, l’armée malienne compte en tout et pour tout soixante  (60) Généraux tous confondus, y compris les défunts et hors rang.
Il est important de noter que, les seize (16) Inspecteurs Généraux de la Police n’ont pas de statut militaire et dépendent de la fonction publique.
Au moment de cette déclaration, c’est à dire au moment du Coup d’Etat, seuls huit (8) Généraux commandaient les troupes qui, rappelons-le, sont passées de 3000 sous le  Général Soumaré à 9000 sous le Général Moussa Traoré, 10 000 sous le président Konaré et 25 000 sous le magistère du président Touré.

En écrivant cette tribune, mon intention n’est pas de faire le bilan du Président Touré, car cela ne me revient pas et je laisse ce soin aux Historiens, mais le devoir s’impose à moi d’avoir une pensée en ce jour anniversaire de célébration de l’avènement de la démocratie dans notre pays pour celui qui en est le Chantre incontesté et de revenir  sur une partie  de son œuvre lors de  ses deux mandats.
L’enfant de KOMOGUEL au destin exceptionnel malgré les soubresauts d’un passé récent est et restera ce GRAND DÉMOCRATE ET RÉPUBLICAIN, Homme de parole, de cœur et de PAIX, celui qui a su porté sur ses épaules les destinées de son pays et l’attente des citoyens  et qui a accéléré le rythme de l’histoire pour être au rendez vous du décollage économique du Mali et du bien de ses compatriotes.
L’image sublime du bâtisseur et la leçon de Courage et de Volonté d’engager et de gagner les paris les plus difficiles resteront à jamais intacts dans nos mémoires.
Je me rappelle encore avec émotion lors de la cérémonie d’’investiture du 08 juin 2007 les paroles du Procureur représentant le Ministère public lors de son allocution:
« Même les adversaires recuits ou provisoires reconnaissent l’attachement atavique de ATT à son peuple, à son pays et au bien être de ses concitoyens. »
Nous prions le Seigneur pour  qu’il guide les pas et éclaire les dirigeants actuels afin qu’ils permettent le retour de notre bien aimé Président au bercail et cela dans le cadre de la réconciliation nationale tant prônée par tous et sans laquelle il n’y aura pas de résilience pour notre Pays.

Vive le Mali réconcilié, UN et Indivisible,
Vive la Démocratie,
Vive le Président Amadou Toumani Touré,
Avec mon Profond Respect.

 

 

Fatoumata SAKO

Citoyenne malienne
Membre du Comité directeur national du PDES

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