Hausse des prix de denrées de grande consommation et liberté des prix : Le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce se noie

Depuis le 13 avril 1992, notre pays a opté pour la liberté des prix par l’ordonnance 92-021 CTSP qui dit ceci : « Les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national. Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limitée pour quelque raison que ce soit, dans les situations de crise ou dans les cas de hausse excessives sur le marché, le gouvernement peut , par décret pris en conseil de ministres, réglementer les prix ou les fixer dans le cadre de conventions appropriées ».

 

Voilà   l’argumentation juridique  de la loi . Le ministre Abdoulaye Ahmadou Diallo  en déclarant de façon verbale  à la télévision nationale le prix du sucre dans les différentes localités  crée la spéculation parce que les mesures exceptionnelles portant sur la règlementation des prix relèvent d’une saisine du conseil des ministres. Sans doute  que l’application de directives ou de consignes verbales du ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce rencontrera l’ire des commerçants.

 

La Coopération française en Afrique en chiffre

La structure de la coopération, transférée du ministère de la Coopération aux Affaires étrangères sous forme de la DGCID, gère 20% de l’APD. Au total 30.000 personnes de toutes fonctions  et nationalités travaillent au développement et à la coopération internationale. Sa structure est constituée de 600 agents au siège et 6000 dans le réseau de coopération et d’action culturelle. 151 établissements culturels dont 44 en Afrique et 383 Alliances françaises, 28 centres de recherches et 142 missions archéologiques, 2255 coopérants civils et volontaires internationaux, dont 1522 en Afrique subsaharienne, 2000 assistants techniques. Elle finance 528 projets de développement, scolarise 160000 élèves dans 265 établissements scolaires français à l’étranger et accorde des bourses pour la France à 24.360 étudiants et stagiaires étrangers.

 

La coopération universitaire et les bourses

La France alloue environ 4000 bourses dont les deux tiers sont des reconductions. 200.000 étudiants étrangers en formation dont un tiers d’origine africaine. On distingue les bourses d’études en France, les bourses d’études en Afrique, les bourses de stage et les bourses d’excellence. Les bourses de stage ne durent que quelques mois, les bourses d’études plusieurs années. Le montant moyen -800 euros par mois  ne signifie rien. Une bourse d’excellence accordée pour un an à un étudiant en fin de thèse est d’un montant de 1400 euros alors qu’une bourse pour aller étudier dans une université africaine atteint à peine 250 euros. C’est l’Ile Maurice qui constitue le plus fort contingent de boursiers d’études en France car il n’y a aucune université sur place en dehors de l’université des Antilles, dont le siège est à la Réunion. Le second Etat bénéficiaire est le Sénégal qui abrite pourtant quatre universités : deux publiques, une religieuse et une privée.

 

Les dessous de l’implication d’ATT dans la libération de Camatte

Selon des sources concordantes françaises, Pierre Camatte aurait été libéré sur fond de chantage, monté par ses amis. Toujours selon la même source, les amis de Camatte avaient en leur possession la liste des biens en France et aux Etats-Unis de la  famille  présidentielle. Paniqué par cette  révélation, le président  de la République se serait lui-même investi pour la libération du Français Camatte.

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