Le grand bluff du MNLA : fausse pression de la population à Kidal

Selon des sources dignes de foi, le MNLA et ses complices djihadistes du HCUA et du MAA (branche séparatiste) seraient sur le point de rejeter le préaccord. Et pour cause, celui-ci ne prendrait pas en compte leur principale doléance, à savoir l’autonomie d’un prétendu territoire qu’ils appellent dans leur rêve « Azawad ».

Un espace illusoire qui n’existe que dans leur seule tête. Mais, auraient-ils pris tout seul cette décision ? Pas aussi sûr, si l’on se réfère aux images de TV5 diffusées dans le journal du mercredi soir. Dans cette édition, la présentatrice du journal a montré des images de quelques activistes enturbannés rejetant le préaccord. Dans son commentaire, elle disait que les négociateurs subissent une pression de la part de leur base à Kidal. L’image portait sur le compte-rendu d’une manifestation des opposants au paraphe du préaccord. Une vraie manipulation.

Sans être spécialiste des images, notre petite expérience nous a prouvé qu’il s’agissait d’image truquée. Elle montre des plans serrés pour masquer le nombre insignifiant des manifestants sur une population déjà minoritaire du pays. Les derniers recensements estiment toute la population de Kidal à un peu plus de 78 000 habitants sur environ 15 millions d’habitants. Il était mieux pour les monteurs de montrer l’image en gros plan, là on saurait si tout Kidal était sorti pour s’y opposer. On comprend mieux dès lors, que derrière les leaders du MNLA se cacheraient une cohorte d’intéressés européens qui n’ont pas intérêt au retour à la paix dans le septentrion de notre pays.

Au regard de l’évolution de la situation, la France doit sortir du bois pour montrer sa vraie face et dire de quel côté elle se trouve désormais. Car, la remise en cause du préaccord signifie qu’il faille rébeloter. Maintenant, la question est de savoir s’il faut en venir encore aux armes. Si oui, quel côté la France aiderait ? Sinon, l’on sait de mieux en mieux les raisons de la défaite du Mali dans la guerre du 21 mai 2014 à Kidal. Des sources militaires sont encore fermes sur un coup de main « blanche » derrière le retournement de situation en faveur des rebelles.

Mohamed A. Diakité

Tjikan

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