Le saviez-vous ?

Après le Maroc, c’est le tour de Moscou et Rome. Les leaders du MNLA et autres mouvements, sillonnent le monde. Avec des passeports maliens !

Contrairement, à ce que croit l’opinion internationale, rarement, les autorités maliennes n’ont été aussi disposées à des négociations inclusives pour une paix durable au nord.

Simplement, tirant les leçons du passé, le gouvernement malien veut que ces négociations soient inclusives, c’est-à-dire impliquant les vrais acteurs, à savoir, les communautés à travers leurs responsables locaux, les leaders d’opinion, les communicateurs traditionnels, les femmes, les jeunes et les composantes significatives de la société civile.

Donc, il n’est plus question d’un dialogue exclusivement entre l’Etat et ceux qui, sans légitimité populaire, ont pris les armes pour tuer, violer, mutiler leurs frères et sœurs du Mali. Parce qu’également, le gouvernement du Mali a décidé que ces négociations auront lieu à l’intérieur du territoire, en coordonnant les différentes médiations qui risquaient de faire de notre pays, le terrain de conflits qui lui sont étrangers.

Les adversaires du Mali que sont les irrédentistes et séparatistes des mouvements armés, posent des actes pour se donner bonne contenance. Ils veulent se donner encore une crédibilité largement ternie par les massacres par eux perpétrés à Aguelhok, et les persécutions de l’époque de l’occupation par les djihadistes, des régions nord du Mali, renforcées par la destruction de patrimoine culturel classé patrimoine de l’humanité.

Enfin décrédibilisés par la déculottée infligée par les terroristes d’AQMI et du Mujao qui les ont chassés de toutes leurs positions jusqu’à l’arrivée de Serval qui leur a donné sur un plateau en or, la région de Kidal, les leaders du MNLA, ne cessent de s’adapter aux nombreux revers, allant de la proclamation de l’Azawad à la reconnaissance de l’intégrité territoire par les accords de Ouaga sans passer sous silence la démission officialisée de son président du gouvernement fantoche qu’ils  avaient annoncé.

Dernier acte, se sachant, de plus en plus, lâchés par une France contrainte à ouvrir les yeux sur la nature même du MNLA qui ne représente nullement les communautés et qui n’est pas réellement capable de contribuer à la libération des otages dans le Sahel, le MNLA, désormais, combattu par l’Union Africaine et la CEDEAO, se voit, encore une fois, obligé de changer de stratégie.

A présent, les responsables du MNLA sillonnent le monde pour développer un plaidoyer résolument contre le Mali. Si la France accepte que ces désormais encombrants et inutiles protégés aillent remettre aux Russes, la masse d’information stratégiques sur le nord du Mali, ses richesses et les ambitions françaises dans la région, cela ne regarde qu’elle.

Mais le gouvernement malien doit- il continuer à laisser ces traîtres du MNLA qui revendiquent la séparation et préconisent l’Azawad, se balader de capitale en capitale avec des passeports maliens, de surcroît, diplomatiques ? Œil pour œil, dent pour dent.

Face à ces criminels qui ne connaissent que la force pour se faire entendre, pourquoi le Mali devrait il toujours faire preuve de tant de mansuétude ? De Tamanrasset aux accords de Ouaga en passant par ceux d’Alger, le Mali n’a-t-il pas suffisamment fait de sacrifices que seule la volonté profonde de paix et de cohésion nationale ont fait accepter par le peuple ? Pour quel résultat devant le caractère récidiviste de mouvements qui n’ont jamais été mandatés par une quelconque communauté ?

Alors, il urge que les autorités nationales, soient plus pragmatiques. Il faut impérativement annuler les passeports maliens, de surcroît diplomatiques qui sont les documents et titres de voyage permettant aux leaders du MNLA et des autres mouvements, de se balader et inonder le monde de messages hostiles au Mali.

Cette mesure devrait être renforcée par un message clair à toutes les chancelleries accréditées au Mali : tout accueil et toute réception de ces rebelles, serait considéré comme un acte inamical contre le Mali qui se réservera le droit d’intenter les procédures requises en pareil cas, conformément à la législation internationale.

Dans une telle perspective, la diplomatie malienne saura obtenir le soutien et l’accompagnement de l’Union Africaine et de toutes les organisations de la sous région. Retirer les passeports maliens à ceux qui ne reconnaissent pas la constitution malienne, est une décision d’une évidence niaise, une lapalissade.

Ibrahim Boubacar Keita et le gouvernement seront alors fortement soutenus par le peuple malien qui est lassé des tergiversations et messages déstabilisateurs de ces rebelles.

Le Pouce

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