Présidence de la République : IBK achete son ‘’Falcon’’, le ‘’Boeing’’ restera cloué au sol ?

Les chiens aboient la caravane passe. IBK voulait un avion de commandement digne du rang d’un Président qui jouit d’une large légitimité, comme lui. Ce qui relevait du doute chez les Maliens semble devenu réalité aujourd’hui. De source sûre, le Président malien a acheté un Falcon pour au minimum 20 milliards de FCFA. Depuis son arrivée au pouvoir, IBK a laissé cloué au sol, le Boeing présidentiel acheté par son devancier Amadou Toumani Touré et qui était utilisé par le président intérimaire Dioncounda Traoré.

Acheté à  14 milliards de F CFA par l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré au cours de son premier mandat, l’avion présidentiel du Mali reste toujours cloué au sol à la Base 101 de l’Armée de l’Air à Sénou. Exposé au soleil et sans entretien adéquat depuis l’arrivée du président Ibrahim Boubacar Kéïta, l’impressionnant Boeing 737 acquis par l’Etat au prix du labeur du contribuable, risque de ne plus décoller.
La cause : la préférence du président IBK pour un jet d’une compagnie privée. Pourtant, rapporte une source, l’avion présidentiel du Mali est en bon état. Seulement, poursuit la source, il ne serait pas du goût du président de la République qui aurait exprimé,  dès son élection à la magistrature suprême,  son désir qu’il soit mis à sa disposition un autre avion.
Toutefois, un grand connaisseur des avions nous a signifié que le Boeing 737 de la présidence a été acheté dans des conditions très floues à l’époque par certains dans l’entourage du Président ATT. Mais aussi, dit-il la Boeing, en effet ne fait pas l’affaire du Président IBK, qui mérite mieux.
Qu’est-ce qui peut bien empêcher IBK d’utiliser l’avion présidentiel acheté par son prédécesseur ? cela n’est plus qu’un secret de Polichinelle, IBK voit les choses « en grand » pour ne pas dire qu’il ressemble à un vrai pacha, dans un pays sous perfusion.
Etonnant encore, selon nos enquêtes, aucune mesure n’est encore prise par le nouveau pouvoir, pour vendre cet appareil chèrement acquis par le pays dont le prix de vente pourrait au moins renflouer le Trésor public en cette période de vache maigre pour le pays. Notre pays peut-il, aujourd’hui, se permettre le luxe de maintenir un avion de commandement cloué au sol et payer très cher un autre avion?
Youssouf Z Kéïta

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