Scandaleuse information : L’Avion d’IBK n’a pas de papier !

L’avion dit digne des rangs présidentiels acheté par  le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, ne s’est pas fait dans les conditions normales. Transparence ? N’en parlons pas ! Pour preuve  au moment de son achat, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) n’a pas été concertée, elle qui est reconnue internationalement comme structure compétente en matière  de régulation de l’aviation civile au Mali. Tout doit passer sous son contrôle afin qu’elle appose son approbation : autorisation d’atterrissage, de survol de l’espace aérien malien et aussi son appréciation pour tout avion en voie d’être acheté par le Mali.

A cet effet, l’ANAC n’a aucune information quant à l’existence de l’actuel avion présidentiel. Toutes informations sans lesquelles il n’est nullement possible d’immatriculer l’avion au nom du Mali. Surtout à propos des Document de bord (Aéronef)  exigés par l’Article 29 de la Convention de Chicago :

-Certificat d’Immatriculation ;

– Certificat de navigabilité ;

– Carnet de route ;

-certificat de limitation de nuisance

-Certificat de transporteur aérien

-Licences de station de l’aéronef ;

– pour le transport de  passagers, liste portant les noms des passagers  avec lieu d’embarquement et de destination ;

-pour le transport fret, manifeste et déclaration détaillée du fret ;

Concernant le carnet de route, la même convention dans son article 11.5.1 de l’annexe 6 recommande un contenu :

. Nationalité et immatriculation

. Date

. Noms des membres d’équipage

.Lieu de départ et d’arrivée

.Heure de vol

.Nature du vol (privé, travail aérien, transport régulier ou non)

.Incidents et Observations si nécessaire

.Signature de la personne responsable etc.

Dans l’historique, il est aussi question du  manuel d’exploitation (un grand registre se trouvant dans l’avion dans lequel s’y trouvent toutes les informations quant à ses entretiens surtout quand, où par qui quoi et aussi les signatures des mécaniciens et les dates de réparation ou de l’entretien) etc.

Aucune de ces informations n’est, de sources dignes de foi, à la disposition de l’ANAC.  Des ingénieurs qui doivent être concertés pour le processus d’acquisition d’un avion n’ont qu’à même pas connaissance de l’existence d’un de ces documents que nous avions mentionnés ici. Ils n’ont jusqu’à présent pas eu accès à l’intérieur de cet Aéronef aussi afin de procéder  aux vérifications de son état.

Certains parmi eux se posent même la question comment l’achat s’est passé.

Est que l’Avion est un achat avec Dry leasing (sans équipage) ou Wet Leasing (avec équipage) ?

Cet avion ne semble même pas être en bon état. Pour preuve, l’avion ne se trouve même pas sur le sol malien, il  y  a quelques semaines. Il est amené en Suisse pour de soi-disant entretien, des  problèmes dont le coût pourrait être  colossal.

A cause de ces problèmes, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, n’a même pas pu effectuer son dernier voyage pour le Sommet de la CEDEAO à  Accra à  bord de son jet. Il est parti à bord d’un avion d’une autre compagnie. Une dépense de plus !

Pour les polémiques  autour  des deux avions présidentiels, des Ingénieurs de l’ANAC avaient suggéré une idée afin que les deux soient un avantage pour le Mali. Il s’agit de transformer un des deux en avion de transport commun. Pour cela, des études ont montré que celui acheté par IBK est plus approprié car il a plus d’espace qui peut être exploité à des centaines de places ; alors  que pour ATT,  sa confection ne répond qu’aux normes d’un jet privé avec salon.

L’avis semble être rejeté par la présidence.

En tout cas, La Guinée Conakry (un pays voisin)  nous a montré un bel exemple de gestion des dépenses présidentielles au temps  de l’ancien Président de la République,  Feu Lassana Kondé. Un seul avion jouait une double fonction. Pour les voyages du Président, l’intérieur de l’avion répondait aux normes de son hôte du jour (avec salon) ; mais il servait aussi de transport commun. En ce moment, l’intérieur  à identité présidentielle est transformé. Le salon est remplacé par des chaises.

Le plus important, que le Régime dise au peuple malien à combien l’avion a été acheté (montants différents annoncés)  et aussi mettre à la portée du public les papiers d’achat du nouvel avion qui, à leur entendement est plus digne que celui acheté sous ATT. Cet avion qu’à même a des papiers et la preuve a été donnée.

Plus de détail, sur les irrégularités auxquelles répond l’Avion d’IBK, et l’avion qu’il a emprunté pour son voyage à Accra dans notre prochaine parution.

A Suivre…

Boubacar Yalkoué

Le Pays

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