L’Abandon de la pratique de l’excision : Le satisfecit chez le Programme National de Lutte contre l’Excision

Plus de 800 communautés de notre pays ont abandonné la pratique néfaste de l’excision, un satisfécit du programme national de lutte contre l’excision et le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.

Dans le cadre de la lutte contre les mutilations génitales féminines, encore appelées excision, une avancée spectaculaire est constatée, plus de 800 villages à travers le pays ont abandonné cette pratique néfaste grâce aux efforts du Programme National de Lutte contre l’Excision (Pnle), le Ministère en charge de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, des partenaires techniques et financiers et l’engagement des communautés elles-mêmes, même si l’adoption d’une loi se fait attendre.

Le comité Inter-Africain de lutte contre les Pratiques Néfastes à la Santé de la Femme et de l’Enfant (Ciaf) a institué la journée du 06 février, journée internationale de lutte contre les Mgf. A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré la journée internationale du 06 février sous le thème « tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines (Mgf). Excision, les communautés s’engagent« .

En prélude à la célébration de cette journée, le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a organisé une conférence de presse, le 31 janvier 2014, dans la salle de conférence dudit Ministère.

La conférence de presse était animée par le Ministre de la Promotion de la Femme de la Famille et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Bah, et la directrice du Programme National de Lutte contre l’Excision (Pnle), Joséphine Traoré. Il s’agit de partager avec les hommes et femmes de médias, afin de relayer les informations sur la question de l’excision, les difficultés et les défis de l’abandon de la pratique de l’excision.

Le Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a rappelé qu’au Mali, les taux de prévalence de l’excision sont de 84% chez les filles de 0 à 14 ans, selon l’enquête nationale sur ce phénomène de l’excision en 2009, et de 85% chez les femmes de 15 à 49 ans.

Les conséquences néfastes afférentes sont multiples et diverses, ce qui fait que l’excision est considérée comme un réel problème de santé publique, a affirmé Mme Sangaré Oumou Bah.

Pour l’abandon total de la pratique, les femmes attendent l’adoption d’une loi, même si d’autres souhaitent qu’il faut continuer avec la sensibilisation puisqu’il ne sert à rien d’adopter une loi qui n’est pas appliquée.

Négus TRAORÉ

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