L’année 2008 de A à Z

A comme abolition

Après avoir été sérieusement malmené par tous ceux qui n’y étaient pas pour son adoption pour diverses raisons, y compris au sein des députés, le projet de loi portant abolition de la peine de mort a été retiré. Mais à la surprise générale de tous ceux qui estimaient que le retrait devait permettre une large concertation autour de la question, le projet est réintroduit à la session parlementaire du mois d’avril. Gêne parmi les députés qui ont pu tâter l’hostilité de leurs militants sur le terrain ; reprise de la « guérilla » des milieux hostiles qui ont produit des dépliants, organisé des marches etc. Interpellé par le barreau lors de la rentrée des cours et tribunaux par rapport à la question, le président de la République a répliqué en déclarant qu’il avait fait sa part du combat et que c’était aux autres de se manifester pour le soutenir. Quant aux élus, ils ont décidé de remettre le débat autour du projet de loi sur l’abolition de la peine de mort à la prochaine session parlementaire c’est-à-dire celle d’Avril, c’est-à-dire en pleine campagne électorale pour les élections municipales. On attend de voir.

A Comme Adéma

Après plusieurs reports, le 4ème congrès de l’Adéma s’est finalement tenu les 24, 25, 26 et 27 octobre. Mais que ce fut laborieux, pénible, incertain. Le calme qui prévalait avant le début des travaux s’est révélé trompeur et ce sont des Abeilles plus que jamais divisées qui se séparent non sans avoir mis sur pied un comité exécutif de 80 membres. Habitué à être réélu sans hésitation ni murmure, Dioncounda Traoré a fait l’objet d’une fronde qui l’a politiquement affaibli.

Avant le congrès, l’Adéma a procédé à la réintégration de ses membres qui avaient été exclus lors des élections générales de 2007.

A comme agriculture

Le 20 novembre, le ministre de l’Agriculture Tiémogo Sangaré fait le point de la campagne agricole. Les résultats sont élogieux et tous les records ont été battus avec une production de 4,9 millions de tonnes toutes céréales confondues, soit une hausse de 27,7% sur les prévisions. L’initiative riz qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive « est gagnée » dans la mesure où les objectifs ont été atteints à 100,37%.

A comme attaques

Vous avez détesté l’attaque contre le camp de Abeïbara en mai, celle contre Nampala en décembre nous a profondément dégoûté. En effet, l’année 2008 peut être considérée comme celles de toutes les hardiesses de la bande à Bahanga. Lui et ses hommes ont mené des attaques tous azimuts les conduisant parfois très loin de leurs bases supposées. Il en est ainsi que l’attaque perpétrée le 20 décembre dernier contre Nampala où au petit matin, un groupe de rebelles s’est infiltré dans le camp militaire. Le bilan est très lourd de par et d’autre. Nampala qui est à la lisière de la zone de l’Office du Niger rappelle l’attaque contre Diabali. L’autre carnage de l’année a été perpétré à Abeïbara. Au motif qu’un des leurs en la personne de Barak a été assassiné, tous les groupes rebelles se sont donné la main pour attaquer la garnison de Abeïbara le 21 mai semant la désolation sur leur passage. Les promesses de châtiment en leur endroit n’ayant pas été suivies d’effet, les bandits opèrent une équipée meurtrière jusqu’à Diabaly et une virée à Ansongo.

B comme bè b’a ba bolo

Bè b’a ba bolo est incontestablement la formule de l’année. Le 8 mars 2008, profitant de la célébration de la journée internationale de la Femme, le président de la République brosse l’état de la Nation : crise alimentaire, insécurité routière, crise scolaire. Voulant faire un peu « d’esprit », il a lâché la phrase qui « tue » : an dèsèra, bè b’a ba bolo. Les commentaires qui s’en ont suivi ont obligé les autorités, camouflées derrière les griots, à vouloir rectifier le tir. Mais comme le dirait l’autre, le mal était fait car la formule sonnait comme la preuve de l’incapacité des gouvernant à trouver des solutions aux problèmes des Maliens.

B comme biennale

La région de Kayes a abrité la 8ème édition  de la biennale artistique et culturelle. L’une des particularités de l’édition de l’année écoulée est la crise financière qui a contraint presque toutes les délégations régionales à faire des quêtes afin de boucler le budget. Après dix jours de compétition (du 20 au 30 décembre), le classement final a donné les résultats suivants : 1er Tombouctou ; 2ème Ségou ; 3ème Gao.

C comme CASCA

La Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration, CASCA, rend public son rapport. Et son contenu est loin d’être reluisant tant les malversations sont nombreuses, multiformes et à tous les niveau. Les sommes en jeu sont estimées à plus de 300 milliards. Sur les 113 rapports épluchés, 35 sont envoyés à la Justice.

C comme Cour constitutionnelle

Le 10 février, tous les membres de l’honorable institution sont remplacés. Parmi les nouveaux membres, on compte 7 magistrats, un administrateur civil et un juriste. Les observateurs auront surtout noté l’arrivée de Mme Manassa Danioko et de mallé Diakité qui avaient conduit le procès « Crimes de sang » contre Moussa Traoré. La Cour constitutionnelle est désormais présidée par Tamba Camara.

C comme CENI

Après une nomination mouvementée des membres devant la composer, la CENI se dote d’un bureau le 14 octobre. Et pour la première fois, sa présidence échoit à un homme politique en la personne de Seydou Traoré de l’Adéma. Les observateurs ont remarqué l’absence du Cnid au sein de la CENI. Me Tall, après son retour au pays suite à une longue absence, a déclaré que rien ne pouvait justifier l’absence de son parti au sein de la CENI

D comme « démissions »

L’équipe gouvernementale a connu deux soubresauts lors de l’année écoulée. Il s’agit des démissions des ministres Néné Sy et Hamed Sow. Le moins que l’on puisse dire c’est que sont des démissions qui n’ont pas surpris le commun des Maliens. La première qui s’occupait du département le plus grand par la taille n’a jamais pu convaincre sur ses compétences et le second qui dirigeait le ministère des Mines n’a jamais pu se dépêtré du dossier de l’Olaf.

Le commun des Maliens a juste regretter que leur départ n’ait pas été suivi de véritables changement au niveau d’une équipe gouvernementale qui ne brille pas par l’abondance des compétences.

D comme désenclavement

Notre est de plus en plus ouvert grâce aux routes construites. C’est ainsi que le 13 décembre le président de la République a procédé à l’inauguration de la route Gao-Ansongo-Labezanga. Une semaine après il lançait les travaux de la route Kita-Sénégal avec le contournement pas le sud. Le 24 décembre, il inaugurait la route Bamako-Naréna.

D comme décès

2008 a été particulièrement éprouvante à cause de nombreux décès. Sans être exhaustif, on peut citer la mort brutale de notre confrère Oumar Bouaré de Kabako dans la nuit du 30 juillet suite à un accident de la circulation ; de celle de Moussa Kéita, président du Conseil supérieur de la Communication le 12 octobre suite à une longue maladie ; de celle de Mahamane Santara ancien député de Djénné. On peut également noter la disparition de Mamadou Kéita dit Capi et de la chanteuse Djéssira Koné.

E comme expulsions

Les Maliens sont habitués, malheureusement, à voir nos compatriotes expatriés expulsés de leur pays d’accueil. L’année dernière, outre la Libye et la France, l’Espagne a été particulièrement active en matière d’expulsions.

F comme forum

En 2008, notre a définitivement établi sa notoriété en matière de forum. Sur presque toutes les grandes questions de la Nations, des forums et autres états généraux ont été organisés. Qu’il s’agisse de l’école, de la corruption, de la commission Daba. Et ce n’est pas tout parce qu’il reste les forums sur le foncier et la sécurité routière.

G comme gouvernement

Le Gouvernement de Modibo Sidibé n’a pas chômé. A tel point que c’est bien après quelques jours qu’il a pu fêter son premier anniversaire. Les Maliens retiendront, outre les deux démissions dont on a parlé, une sorte d’amateurisme de nombreux membres du gouvernement. Sans oublier leur propension à l’autosatisfaction.

H comme humiliation (expulsions libyennes)

De toutes les expulsions, celles de la part des Libyens ont sans doute été les plus mal ressentis. Les témoignages de nos compatriotes arrêtés, battus, dépouillés de leurs biens avant d’être jetés dans des avions ont choqué de nombreux Maliens. Ce d’autant plus que les plus hauts responsables libyens prônent l’intégration africaine. Sans perdre de vue les déclarations de Kadhafi affirmant que le Mali est sa deuxième patrie. Et ce qui fait davantage mal, c’est l’absence de toute réaction de la part de nos autorités.

I comme incendie

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, le plus grand marché de Gao appelé communément « marché des légumes » prend feu. L’incendie qui a entièrement détruit le marché a occasionné des pertes estimées à 1,5 milliards de francs CFA. La mobilisation des fonds est pour le moins lente car le gouvernement à la date d’aujourd’hui n’a déboursé que 10 millions en guise de solidarité envers les victimes et l’association des ressortissants de Gao a pu mettre 3,5 millions dans la cagnotte. Aux dernières nouvelles, toutes les sommes récoltées auraient englouti dans les travaux de ramassages des débris.

I comme insécurité

A la faveur de la crise au Nord, l’insécurité a atteint des proportions inquiétantes qui se traduit par la multiplication des milices. Mais le fait nouveau est l’apparition du Ganda Izo et les velléités de résurgence du Ganda Koy. On a déploré l’assassinat de certains de nos compatriotes et l’attaques de la petite ile de Fafa.

J comme jackpot

Les 12 et 13 juin, c’est la grand-messe des partenaires techniques et financiers de notre pays. Les attentes sont grandes surtout que le Mali a besoin de 2.069 milliards de francs CFA pour poursuivre son développement. A la fin de la table ronde, les bailleurs de fonds annoncent des engagements pour 3215 milliards de francs CFA. Mais des recommandations pour ne pas des conditionnalités sont également retenues : assainissement des finances publiques, lutte contre la corruption, réformes structurelles dans certains secteurs comme les banques, les télécommunication, l’énergie, la CMDT etc.

K comme Konaré

Fidèle à sa décision de ne pas briguer un second mandat à la tête de la commission de l’Union Africaine, Alpha Oumar Konaré fait ses adieux. Il est remplacé par le Gabonais Jean Ping. Il rentre définitivement au bercail et promet de ne plus se taire ne serait-ce que pour apporter des éclairages sur certains contre-vérités entendues à son sujet.

L comme livres

2008 a été riche en production de livres. Mais on retiendra surtout trois majeurs. Le premier est « La Saison des pièges » de Seydou Badian Kouyaté. L’auteur y décrit la situation de la démocratie dans les pays africains, la corruption, le népotisme. Le deuxième est de l’ancien Premier ministre Me Abdoulaye Sékou Sow. « L’Etat démocratique et républicain, la problématique de sa construction au Mali », dès sa présentation n’a pas manqué de soulevé un tollé à cause de certains passages et surtout occasionné beaucoup de démentis. Le dernier est l’œuvre d’un collectifs d’historiens africains qui, sous la direction de Mme Adam Ba Konaré, a édité un « Petit précis sur l’histoire africaine à l’intention de Sarkozy ». C’est la réponse à son fameux discours tenu à Dakar.

M comme Mali

Dans la perspective de l’anniversaire du cinquantenaire de notre pays, un commission d’organisation des festivités est mise en place. Elle est présidée par l’ancien ministre Oumar Hammadoun Dicko du PSP qui est secondé par Mme Zouré Faidmata Maïga de l’Adéma

N comme numérotation

Le 1er novembre, notre pays bascule dans la numérotation à 8 chiffres. Il s’agissait par cette opération d’anticiper sur les problèmes de saturation. Malgré le coût financier (autour de 2 milliards), l’opération s’est déroulée sans gros problèmes.

O comme ORTM

En 2008, l’ORTM a vu son « parc » s’étoffer de trois nouvelles stations régionales. Il s’agit de celle de Koulikoro inaugurée le 3 mai ; de celle de Gao le 13 décembre et de celle de Tombouctou le 14 décembre. Pour davantage se rapprocher des Maliens, la bande KU permettant à nos compatriotes des Etats-Unis, du Canada et de l’Amérique du Sud de suivre l’actualité de notre pays est inaugurée le 27 décembre par la ministre de la Communication à Philadelphie.

O comme otages

On a beaucoup parlé otages l’année écoulée. Qu’ils soient Maliens ou étrangers (les deux Autrichiens), les otages étaient au cœur de toutes les peurs. Si la libération des otages autrichiens en fin du mois d’octobre a soulagé nos partenaires étrangers, celles des otages maliens aux des Bahanga et de ses hommes s’est opérée au compte gouttes. Ainsi le 7 mars, 22 otages ont été libérés avant d’être remis au président de la République à Gao par le fisld e Kadhafi trois jours plus tard. Le 9 septembre, 44 autres otages ont été libérés. Mais à la date d’aujourd’hui, Bahanga affirme en détenir encore trois qui seraient des officiers de l’armée malienne.

P comme privatisation

Pressé par les bailleurs de fonds, notre pays a accéléré ce qu’on qualifie pudiquement de réforme structurelle. C’est ainsi que la CMDT a été privatisée aux forceps le 30 juillet. Mais avant, c’est la BIM-Sa qui achevait son processus de privatisation par son rachat par Attijariwaffa Bank pour une somme de 39 milliards. Dans le même temps, le processus de privatisation de la Sotelma est lancé. Elle intéresse beaucoup d’opérateurs qui ont déjà fait des offres.

Q comme quiproquo

S’il y a un ministre qui occasionne des clashs avec les députés à chacun de ses passages à l’Assemblée nationale, c’est bien celui des Finances. A tel point quà plusieurs reprises, le président de l’Assemblée nationale a dû le rappeler à l’ordre de manière plutôt sèche.

R comme rébellion

Pour relancer le processus de paix grippé, une rencontre se tient à Alger le 21 juillet. Au sortir des négociations, il y a eu ce qu’on a qualifié d’accord pur relancer les accords d’Alger. Un cessez-le-feu devait être observé, les otages restitués et les militaires se retirer de certaines positions.

S comme sport

Retro Sports

L’année 2008 a été une année un peu sobre pour le sport malien, en matière de résultats. Si notre pays se classe 8è africain et 48è mondial en football, force est de reconnaître que le bilan est plus que mitigé.

E  comme Elimination

Les Aigles du Mali ont été éliminés de façon précoce à la Can Ghana 2008 dès le premier tour. Conséquence, le sélectionneur français Jean François Jodar a été remercié. Après des réflexions à plusieurs niveaux la question de recrutement d’un nouvel entraîneur de haut niveau s’est imposée. D’où le recrutement du Nigérian Stephen Kesi à qui deux objectifs ont été assignés : la qualification des Aigles à la Can combinée Coupe du Monde d’Angola et d’Afrique du Sud 2010.

A cela s’ajoute la non qualification des Aigles Cadet à la Can de leur catégorie et le retour prématuré des moins de 20 ans au tournoi de l’UFOA tenu à Lagos.

La liste se rallonge avec l’élimination des Espoirs au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), par la Côte d’Ivoire à Bamako et l’effondrement des Aigles locaux à la deuxième édition du tournoi de l’intégration organisé à domicile. Même scénario chez les Aigles Dames à Malabo.

Au niveau des Clubs, le Djoliba Athéltic Club, a été éliminé à la porte de la ligue africaine des Champions.

En Basketball, au 14ème Clubs Champions féminins, les Rouges de Hèrèmakono, parties dans l’espoir d’amener le trophée, n’ont vu que de la brume à Nairobi, face aux grosses pointures. L’AS Réal, n’a pas fait de poids lors des éliminatoires en Guinée.

Aux jeux Olympiques

Tækwondo

La contre performance du champion du Monde sortant, Daba Modibo Kéita, en a été une parfaite illustration. Il s’est incliné devant le nigérian après avoir effectuer le plus difficile face au français.

Basket-ball

Les basketteuses seniors, championnes d’Afrique de Dakar 2007, ont seulement fait de la figuration. Les Dames de José Ruiz ont été battues en autant de sorties.

Nominations

2008,  année de Habib Sissoko

L’année 2008 a vu Habib Sissoko reconduit à la tête du Comité National Olympique et Sportif du Mali. Le Président Habib Sissoko a fait l’objet de nominations à l’échelle internationale. A l’issue des assises de la Fédération Internationale de Judo FIJ, tenues à Bangkok, le 22 Octobre 2008, Habib Sissoko a été réélu premier vice Président de l’Union Africaine de Judo au dernier congrès extraordinaire de Tunis et Secrétaire général de la commission de développement du judo mondial. Habib Sissoko a reçut un prix spécial lors de la cérémonie de remise du Panthéon de sport. Un trophée qui est décerné aux hommes dévoués pour la cause du sport.

Le Président de la République Amadou Toumani Touré a reçu le panthéon des sports, décerné par une Agence du Sénégal pour son implication dans le développement du sport en Afrique.

2008 a aussi été marqué par la construction des stades à dimension internationale pour le monde juvénile. Parmi ceux-ci, les stades de Bougouni, San et Koutiala. Ces stades viennent s’ajouter à la salle multifonctionnelle  de sport en cours de construction et le Complexe sportif Ben Oumar Sy de Kabala, pour ne citer que ceux-ci. Des nombreux stades de basket et terrains de foot communaux illuminés pour l’épanouissement de la jeunesse sont parmi les satisfactions de l’année écoulée.

Regret

Des évènements douloureux ont également marqué l’année 2008 dans le sport malien. Il a enregistré le décès de Mamadou Kéita Capi, l’ex sélectionneur des Aigles du Mali, sous l’égide duquel, les Aigles sont arrivés quatrième à la Can de Tunis 1994. Cette place recors n’a jamais été battue par un sélectionneur au Mali.

Le décès de Massiré Camara, un supporter du Stade Malien de Bamako, au seuil de la nouvelle saison sportive, dans les gradins du Stade Modibo Kéita, et celui de la Panthère, mère de la reine d’Afrique, Amchétou Maïga.

L’accident du Ministre de la Jeunesse et des Sports Hamane Niang en provenance de Kayes.

La blessure du Capitaine des Aigles Mamadou Diarra Djilla au niveau de son club. Cette blessure aura pour conséquence son indisponibilité pour 6 mois.

Satisfaction

Au chapitre des satisfactions, notre compatriote Frédéric Oumar Kanouté a eu le mérite du Ballon d’or, en marge de la Can Ghana 2008.

Les Aigles du Mali ont obtenu leur ticket pour le second tour de la CAN combinée coupe du Monde.

Les Aigles juniors sont également été qualifiés pour la phase finale de la Can Rwanda 2009. Cette compétition se déroulera au Rwanda du 18 janvier au 1er février. Les Aigles ont déjà quitté le Mali pour se rendre au Burundi afin de préparer ce rendez-vous de leur catégorie. Ils évolueront dans le GROUPE A en compagnie du Rwanda, du Cameroun et du Ghana.

Au niveau du basket-ball, les juniors ont ramené le trophée de la 10è CAN féminine Tunis 2008 synonyme de qualification à la coupe du monde de la catégorie.

Transfert

L’attaquant des Aigles du Mali Seydou Kéita Seydoublen a fait ses valises du FC Séville pour les déposer au Barcelone FC.

T comme Trésor

La situation au niveau du Trésor a été une préoccupation constante des Maliens. La crise qui frappe « la banque de l’Etat » occasionne des retards dans le pays de certains bons. A un moment donné la crise de trésorerie a estimée plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Le Parena s’en était inquiété avançant plus de 100 milliards. Le président de la République avait répondu que les sommes n’atteignaient pas les montants publiés mais avait promis d’envoyer le Vérificateur général fouiner au Trésor.

U comme URD

Les 26 et 27 avril, l’URD tient congrès. L’atmosphère avait été pourrie par les questions liées à la gestion du parti et à la succession de Younoussi Touré. Celui-ci a été ébranlé par les déclarations de Oumar Touré. Malgré les solutions apportées pour tenter d’apaiser la situation, le feu couvait sous la cendre. Tenu d’une main de fer par Soumaïla Cissé, le congrès ne vide pas certaines questions importantes. Après le congrès, la crise éclate de plus belle et se manifeste par la suspension de Oumar Touré le 27 septembre pour 6 mois accusé de faire un travail fractionnel. Mais suite à de nombreuses médiations et aux menaces réelles d’un éclatement du parti, la suspension a été ramenée à trois mois. Depuis le 27 décembre, Oumar Touré a retrouvé son poste.

V comme Vérificateur général

Le rapport de l’année 2008 fait ressortir un manque à gagner de 6 milliards. Bien loin des 102 milliards de 2007. Cela s’explique semble-t-il par la nature des missions effectuées. Mais l’actualité du Vérificateur se situe ailleurs. Il est engagé dans un bras de fer avec certains de ses collaborateurs. Pire, il fait l’objet de graves accusations qui portent sur la moralité de sa gestion. Le procureur Sombé Théra a été régulièrement saisi et la section des comptes de la Cour suprême fouine dans ses affaires.

Z comme zizanie

En début d’année, le Premier ministre rend public un décret portant nouvelle répartition des tâches ministérielles. La principale « victime » est la ministre chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement. Dans le nouveau décret, Mme Fatoumata Guindo « perd » les attributions de porte-parole. Ce qui donne lieu à une belle pagaille et à une série d’explications de textes qui ne convainc personne.

La Nouvelle République

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