Motion de censure (1) : Mara perd les pédales face à Soumaïla Cissé

Hier, lors des débats sur la motion de censure, le Premier ministre Moussa Mara a perdu son sang froid en attaquant directement le chef de l’opposition, Soumaïla Cissé. Il lui reproche d’avoir enjambé des murs pour échapper à un groupe de soldats envoyés par la junte de Kati, pour attenter à sa vie. De toute évidence, Moussa Mara a perdu les pédales face aux préoccupations soulevées par l’opposition. Au lieu d’y apporter des réponses claires et précises, il est tombé dans les débats de caniveaux.

L’opposition a dénoncé la mal gouvernance, le mensonge au sommet de l’Etat, l’insécurité grandissante, le mal vivre des Maliens, etc. Et pour réponses, Mara et certains députés de la majorité (honteusement) ont choisi de s’en prendre à Soumaïla Cissé, dont le seul tort est d’être membre d’une opposition qui a décidé de déposer une motion de censure contre le gouvernement de Moussa Mara. Le Premier ministre, par cette réaction, vient de soulever le voile sur son vrai visage. Que le peuple malien se le tienne pour dit : Moussa Mara n’est pas un démocrate. Mais, il l’apprendra à ses dépens.

Motion de censure (2) : Débat de bas niveau à l’Hémicycle

Les députés RPM ont brillé par leur incapacité à convaincre les citoyens lors du débat sur la motion de censure contre le gouvernement. Ils se sont tous prêtés à des attaques personnelles contre l’opposition sans pouvoir étayer leurs idées.

Ainsi, l’un d’entre eux a qualifié Soumaïla Cissé de terroriste et complice des groupes armés. Il parlait avec une telle insistance qu’on l’aurait cru possédé surtout lorsqu’il a fait le lien entre la motion de censure et l’évasion récente des prisonniers de la prison centrale de Bamako.

Pendant ce moment l’on croyait entendre des propos émanant des « grins » ou au Dabanani. Une honte pour la République.

L’Aube

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