Moussa Mara : « Aucune base militaire malienne ne sera cédée à la France »

Dans le cadre de la tournée qu’il a effectuée le week-end dernier dans la troisième région pour s’enquérir de l’état de fonctionnement de l’administration et recueillir les préoccupations des populations, le premier ministre Moussa Mara est revenu sur l’accord de coopération militaire que notre pays s’apprête à signer dans les tout prochains jours avec la France.

Le premier ministre a levé toute équivoque sur cette affaire en indiquant qu’il ne s’agit pas d’un accord de défense comme il est dit dans certains milieux. Mais plutôt d’un accord de coopération militaire. Il a déclaré que ce document ne vise nullement à céder une quelconque base militaire malienne à l’armée française.

D’ailleurs à ce sujet, plusieurs sources concordantes ont annoncé la signature de ce document avant le 14 juillet prochain, qui correspond à la fête nationale de la France. Et ce, à la faveur d’une visite que devrait effectuer le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian dans notre pays. Le premier ministre a voulu lever toute équivoque sur cette affaire en indiquant qu’il ne s’agit pas d’un accord de défense comme il est dit dans certains milieux. Mais plutôt d’un accord de coopération militaire.

Il a indiqué que ce document ne vise nullement à céder une quelconque base militaire malienne à l’armée française. Rappelons que dans ce cadre, certaines sources avaient précisé que selon les termes de cet accord, la base militaire de Tessalit serait gracieusement offerte à l’armée française. Pour le premier ministre, il n’en est rien.

Il a indiqué que ce document vise à donner un cadre juridique à la présence des militaires français dans notre pays depuis le lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

C’est ainsi qu’il a souligné qu’il s’agit également d’une reconnaissance des efforts que la France a déployés pour sauver le Mali lorsque les narcotrafiquants ont occupé sa partie septentrionale en 2012. Selon Moussa Mara, cet accord n’a rien de nouveau en ce sens qu’il existait déjà depuis 1985 sous le régime de Moussa Traoré.

Rappelant à cet effet qu’il s’agissait de le renouveler en y intégrant de nouvelles dispositions pour que l’armée française puisse continuer ses opérations de contre-terrorisme qui est d’ailleurs une menace pour tous les pays de la bande sahélienne.

Il s’est voulu rassurant en déclarant que bien avant sa signature, cet accord sera soumis au Conseil des ministres et discuté par la représentation nationale. Moussa Mara, estime que ce document permettra à nos militaires de se former notamment dans la constitution d’une force spéciale capable de lutter efficacement contre la criminalité sous toutes ses formes en plus de l’équipement de nos forces armées en hélicoptères de combat et d’autres armes modernes et sophistiquées dont elles ont grand besoin.

Massiré DIOP

Envoyé spécial

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